mercredi 21 mai 2014

Autoroute à péage : l’enfer grandissant des populations environnantes

Par Babacar Diop 


Les images ont été prises lors de la construction de l’autoroute à péage.Cette ouverture leur a permis de drainer toute l’eau qui venait des quartiers périphériques. Sinon l’eau récupérée de la station de pompage de DIAMAGUEUNE/GUOUY GUI empêcherait de travailler convenablement. 


La preuve sur les images, l’eau est restée sur un coté qui ne les arrangeait pas, alors ils ont utilisé une motopompe pour évacuer. 
Cette ouverture a séparé un quartier en deux, obligeant les passants à faire un grand tour pour rallier l’autre bout. 
Pendant la saison des pluies  passée, l’eau débordée du canal pour envahir les maisons et les quartiers environnants. 
Cette autoroute à péage constitue pour le gouvernement  du Sénégal  un bijou, mais elle fait le malheur des populations environnantes. 
L’eau usée des quartiers suivants : THIAROYE  TALLY MAME DIARRA, THIAROYE TALLY CARREAU, SAME SAME 1, SAME SAME 2, CITE LA ROCHETTE, DIAMAGUEUNE, DIACK SAO 1 ET 2, est drainée vers  ce canal et cette eau reste d’une saison de pluie à l’autre. 
Chacune des parties ayant participé à la mise en place de l’autoroute à péage se rejettent la responsabilité de la construction de ce canal à ciel ouvert. A qui doivent s’adresser les populations pour voir ce problème résolu à jamais? 
Des solutions existent. Des solutions très simples qui permettront à tous ces quartiers de régler le problème de l’inondation  de ce côté de la banlieue. La station d’épuration de LAMSAR/TABLEAU TIVAOUANE  est à quelque mètre de ce canal, mais le chemin balisé pour le passage de l’eau est très étroit. 
A défaut d’une solution satisfaisante pour tous les quartiers, la population  riveraine se verra obligée de fermer ce canal par leur propre moyen. 


lundi 19 mai 2014

SÉNÉGAL: Contre l’insécurité à Samine : «la frontière entre la Guinée fermée, ce soir»

«Nous sommes obligés de fermer la frontière à partir de 20h. Et dès demain, nous placeront des gens pour contrôler la circulation de ces gens », Ibrahima Khalil Dramé, président de la commission transfrontalière de lutte contre le vol de bétail a affirmé que la décision de la fermeture de la frontière sera effective ce lundi à partir de 20 heures.

Cette décision survient deux après deux jours après l’attaque de Samine (Sédhiou) par des éléments armés non identifiés. « Ils nous ont tiré dessus, je l’ai dit au sous préfet avec des balles à comme preuve ; ils mettent du feu aux anacardiers pour nous empêcher de les suivre. C’est très grave ; non seulement ils nous tirent dessus mais, ils prennent nos bétails et mettent du feu à nos plantations », s’est-il plaint,  soulignant que les populations souffrent de cette insécurité ambiante.
Ferloo  

samedi 3 mai 2014

Epidémie d'Ebola: MSF demeure vigilant

La Guinée, en a-t-elle terminé avec le virus Ebola ? A Genève, devant les experts de l'OMS, le président guinéen Alpha Condé a dit qu'il croisait les doigts. 

Mais les experts de Médecins Sans Frontière préfèrent de leur côté rester vigilants. MSF a trois centre dédiés à Ebola, l'un à Macenta, un autre à Guéckédou, la préfecture où a éclaté l’épidémie, et un troisième à Conakry. 

Dans la capitale, l'OMS poursuit le « contact tracing », c'est-à-dire l'analyse de toutes les personnes (800) qui ont été en contact avec des malades infectés. Pour l'heure, ce travail n'est pas terminé et l'on ne peut pas dire qu'Ebola a entièrement disparu de la capitale.

vendredi 2 mai 2014

Guinée : un bilan officiel de 109 cas confirmés d'Ebola, dont 61 décès

Le ministère guinéen de la Santé a donné un nouveau bilan de la maladie d'Ebola en Guinée, qui est basé sur les «cas confirmés» par les tests biologiques, selon lequel le nombre de cas est de 109 jusqu’ici, dont 61 décès. 

Il y a donc 56 cas confirmés dont 36 décès à Guékédou, 36 cas dont 15 décès à Conakry, 13 cas dont 2 décès à Macenta, un cas de décès à Kissidougou, et un autre cas de décès à Dabola. 

Le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), basé en RD Congo, a indiqué que le gouvernement guinéen a invité les populations à observer les mesures d’hygiènes corporelles, alimentaires, environnementales édictées par les services de santé guinéens.

mercredi 30 avril 2014

VIDEO: EN 1883 DÉJÀ SEYDINA LIMAMOU LAHI ALMAHDI (PSL) INTERDISAIT L'USAGE DU TABAC

vendredi 25 avril 2014

Six clefs pour comprendre l'Ebola

Faut-il avoir peur du virus Ebola qui fait actuellement des morts en Afrique de l’Ouest? La réponse courte est Non. Mais pourquoi craint-on autant cette maladie?


Est-il vrai qu’il soit très difficile d’attraper l’Ebola?
Oui. Bien que ce soit l’un des virus les plus mortels, c’est aussi l’un de ceux qui se transmette le plus difficilement. Il faut un contact direct avec les organes infectés, la salive ou le sang d’une personne malade ou décédée, ce qui explique que les travailleurs de la santé aient souvent été, dans le passé, les premiers touchés, spécialement dans des régions où on manque de gants médicaux. La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé annonçait avoir envoyé en Guinée trois tonnes et demie de vêtements de protection, gants et désinfectants.
N’est-il pas étrange qu’un virus si dangereux se transmette si difficilement? 
Au contraire, du point de vue de la biologie et de l’évolution, c’est normal: comme l’Ebola tue son hôte neuf fois sur dix, un virus qui se répandrait très facilement mais tuerait ses hôtes aussi souvent, finirait lui-même par mourir.
N’a-t-on pas dit que cette pandémie est plus grave que les précédentes?
Selon Médecins sans frontières, elle est en effet géographiquement plus répandue que toutes celles survenues depuis qu’on a identifié ce virus, en 1976. Les autorités de la santé de deux pays —Guinée et Liberia— avaient recensé, le 8 avril, plus de 130 cas, dont plus de 80 décès, depuis le 21 mars (la grande majorité en Guinée). Des cas encore à confirmer ont été signalés en Sierra Leone. De plus, alors que les pandémies précédentes avaient été contenues loin des villes, on a cette fois trouvé des malades dans la capitale de la Guinée, Conakry, deux millions d’habitants.
La situation est donc grave? 
Il faut remettre en contexte: depuis 1976, toutes pandémies confondues, l’Ebola a fait environ 1700 victimes. En comparaison, depuis 1981, le sida a tué 36 millions de personnes. La malaria en tue plus d’un million... par année.
Pourquoi en a-t-on si peur?
Une personne infectée souffre, entre deux et 21 jours après, de fièvre hémorragique violente: saignements des reins, des intestins des poumons... La progression est rapide et douloureuse. On ne lui connaît pas de médicament. C’est un mal qui terrifie les proches, qui frappe l’imagination.
D’où vient-il?
Un débat scientifique se poursuit à ce sujet. Une théorie veut que son réservoir naturel soit une population africaine de chauve-souris, mais il est également présent chez des grands singes (chimpanzés et gorilles) et chez des antilopes. On présume que lors de chaque pandémie, le «patient zéro» serait quelqu’un qui se serait nourri d’un animal infecté, ou qui aurait ramassé un animal mort.

Ebola: les chauves-souris suspectées d’être le «réservoir» du virus

D'après les scientifiques, une variante du virus Ebola circulait depuis un moment déjà en Guinée. Il n'aurait pas été introduit récemment dans le pays, comme on le pensait. Ils appellent les autorités guinéennes à informer les populations des risques qu'elles encourent en manipulant des animaux infectés.


Les données scientifiques sont très précises. Si la forme guinéenne du virus étudiée récemment est similaire à 97 % à la souche connue en Afrique centrale, dite « Zaïre », ce sont bien deux virus différents. Ainsi, contrairement à ce que pensaient les experts, le virus n'a pas été récemment déplacé d'Afrique centrale vers la Guinée, mais il y est en fait présent depuis plus longtemps. 
  
« Cette souche n'a pas été introduite tout récemment en Guinée depuis le Gabon ou la RDC », confirme Sylvain Baize, spécialiste du virus Ebola, qui rentre de Conakry où il a participé à l'étude. « En fait, c'est une variante qui circulait depuis un certain temps. Le fait qu'il circulait depuis un moment suggère fortement que les populations de chauves-souris, qui constituent le réservoir de ce virus, sont sans doute infectées de façon assez conséquente, ce qui est très inquiétant. » 
 Pour le chercheur, cette nouvelle donnée doit alerter les pouvoirs publics de la sous-région. Pour le chercheur, ce sont les autorités qui doivent prendre la mesure du danger et prévenir les populations. Il y a, selon lui, différentes mesures à mettre en place : « Surtout, l'information des populations - en particulier celles qui vivent aux abords de la forêt - du risque qu'il y a à manipuler certains animaux de la faune, notamment les chauves-souris», explique-t-il. D'après les scientifiques, seules des captures de chauves-soruis dans toute la sous-région permettraient de cartographier la présence du virus Ebola.