jeudi 12 décembre 2013

Les rues de Dakar envahies par les ordures

Les ordures ont envahi Dakar depuis mercredi, premier jour de la grève illimitée des concessionnaires qui réclament deux milliards de francs CFA d'arriérés de paiement à l'Etat, à laquelle est venue s'ajouter celle des travailleurs du nettoiement qui protestent contre le non-paiement des salaires du mois de novembre. En moins de deux jours, ces ordures ont fini de faire partie intégrante du décor dans les quartiers. 

A la Médina et à Fass, par exemple, elles sont à la devanture des maisons, à tous les coins de rue, sous les poteaux électriques. L'air en est du coup pollué, à cause de l'odeur nauséabonde qui s'en dégage. 

Faute d'autre choix, dans les quartiers de la Médina, de la Gueule Tapée et de Fass, les populations continuent de déposer les ordures devant les entrées de leurs maisons, avec l'espoir secret de voir les éboueurs venir les ramasser au plus vite. 

A la rue 5 angle Corniche, où sont installés des bouchers, un seau ou une bassine remplie d'ordures est visible à l'entrée de chaque maison. Résultat : les habitants vivent presque avec l'odeur infecte qui en émane. 

Face à cette situation, les riverains essaient tant bien que mal de trouver des palliatifs en attendant un retour à la normale. 

"Hier, une femme a payé un gars pour qu'il aille lui déverser ses ordures à la mer. Cela n'est certes pas bien écologiquement, mais que faire ? Nous ne pouvons pas laisser les ordures empester nos maisons sans réagir", clame Amadou Diallo, un vendeur établi à la rue 5. 

Visiblement très remonté, il déclare : "Franchement, si c'est une affaire d'argent qui est à l'origine de cette grève qui dégrade les quartiers et la ville, qu'on leur [les grévistes] donne ce qu'ils réclament dans les plus brefs délais pour le bien de tous". 

Au rond point de la Gueule Tapée où se tient un marché hebdomadaire tous les mercredis, les poubelles sont pleines, obligeant les riverains à déverser leurs ordures à même le sol. 

Conséquence de cette situation, l'odeur est devenue presque partout pestilentielle, obligeant parfois automobilistes et passants à se boucher les narines. 

Non loin de là, à Fass, le décor est le même. "Ils [les concessionnaires et les éboueurs] ne sont en grève que depuis hier et vous voyez par vous-même ce tas d'ordures", lance Awa Ciss, vendeuse de petit déjeuner dans une rue de Fass. 

Chassant à l'aide d'une serviette les mouches qui bourdonnent autour de son commerce, elle dit être obligée de veiller méticuleusement sur la propreté de la nourriture qu'elle vend afin de ne pas perdre sa clientèle. Ou ceux qui en restent encore, car certains d'entre eux ont déjà fini de s'en aller. 

Awa Ciss indique que le site de son commerce est devenu un dépotoir pour les riverains. "Si la grève se poursuit, nous serons obligés de vivre avec cette odeur insupportable jusqu'à ce que solution soit trouvée", dit-elle. 

Près de Awa, deux hommes debout à côté de la montagne de déchets déplorent cette situation et se désolent de ce que ces "braves" travailleurs soient amenés à réclamer leurs salaires. "On ne devrait jamais attendre pour les payer, ils devraient être les premiers à être satisfaits", martèle l'un d'entre eux. 

Deux rues plus loin, des habitants disent avoir trouvé un point de chute à leurs ordures. "Si les ramasseurs d'ordures ne viennent pas, nous allons chacun de notre côté les verser dans le chantier là-bas", explique Abdou en pointant un terrain de football. 

"Ce n'est pas une décharge d'ordures mais si nous n'avons pas de solution, nous les déverserons dans ces lieux", a-t-il dit. 

Jeudi, le secrétaire général du Syndicat national du nettoiement, Madani Sy, a dénoncé la négligence dont fait montre l'Etat vis-à-vis de ce secteur, avertissant que "tant que les salaires ne tomberont pas", les agents du secteur ne reprendront pas le travail. 

"Déjà je peux vous dire que plus de 4.000 tonnes d'ordures jonchent les rues de Dakar. Le budget du nettoiement est de 13 milliards de francs CFA, mais on a envie de se demander à qui profite l'argent des ordures. Tout travail mérite salaire", s'est-il insurgé. 

Les grévistes réclament quatre mois d'arriérés de paiement à l'Entente CADAK-CAR (Communauté des agglomérations de Dakar- Communauté des agglomérations de Rufisque). Les concessionnaires revendiquent plus de 1.600 employés chargés de nettoyer la capitale et sa banlieue.

Chaude après-midi à la bourse du travail: Les travailleurs séquestrent Bakhao Diongue

L’affaire des ex-employés de Saxe-SOCOCIM est en train de prendre les allures d’un mélodrame à la tonalité tragique. Plus de 70 personnes, en majorité des vieux âgés de plus de 60 ans, ont pris d’assaut le siège de la CNTS-FC version Bakhao Diongue et séquestré les responsables du syndicat. C’était pour réclamer de l’argent aux responsable syndicaux, à Bibi Ndiaye leur patron, à l’avocat me Pape Khaly Diop. 
Un des manifestants, Moustapha Diop, a même piqué une crise. Bakhao Diongue dans l’ « As » révèle avoir appelé la police pour faire face à cette rébellion, dégageant aussi la responsabilité de la CNTS-FC. Cette affaire, ajoute le journal, exhale un parfum de deal puisque Salomon Ndiaye, trésorier de la CNTS-FC en poste à a la caisse de sécurité sociale et membre de la famille Bibi Ndiaye, condamné par la justice, est soupçonné d’être de mèche avec leur syndicat.

Un autre problème lié à la cimenterie Dangoté-Sénégal : Vicat attaque l'Etat sénégalais

L’Etat du Sénégal serait-il malade de ses cimenteries ? Nos confrères de la ‘’Lettre du continent’’ semblent dire : Oui ! Le cimentier français Vicat a déposé, fin novembre, une demande d'arbitrage devant la Cour commune de justice et d'arbitrage (CCJA) d'Abidjan contre l'Etat sénégalais qu'il accuse de distorsion de concurrence, nous révèlent-ils. Cette démarche , d’après ‘’La lettre du continent’’ traduit l'exaspération du groupe français face à l'implantation d'une cimenterie concurrente par le groupe de l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote (LC nº670). Représenté entre autres par l'avocat parisien Thierry Lauriol (cabinet Jeantet), Vicat reproche aux autorités sénégalaises d'avoir permis au groupe Dangote de s'implanter dans le pays en violation des règles de droit. Pourtant le groupe français fut longtemps soupçonné d’être mêlé à la longue ‘’Affaire Dangoté contre Famille Serigne Saliou’ Coïncidence ? Après avoir été informé, nous dit-on, de cette demande d'arbitrage, le groupe nigérian a mis un terme, début décembre, à un autre litige l'opposant à la famille de Serigne Saliou Mbacké, cinquième khalife de la puissante confrérie des Mourides décédé en 2007, en lui versant près de 6,6 milliards F CFA (près de 10 millions €).

samedi 7 décembre 2013

Mairie de Guédiawaye : Fou Malade fustige la candidature d’Aliou Sall

Le rappeur Fou Malade veut s’opposer farouchement à la candidature de Aliou Sall à la mairie de Guédiawaye.

Le frère du Président de la République qui veut prendre les destinées de la Mairie de Guédiawaye n'aura pas la tache facile.

En effet, avec actuellement sa lobbying politique après la déclaration de sa candidature, quelques personnes se sont élevées contre sa candidature dans cette municipalité de Guédiawaye, s’y ajoute  le rappeur Malal Talla dit Fou Malade qui vient encore pour se positionner comme un véritable obstacle. Dans un entretien avec l’As, le rappeur soutient que le frère du chef de l'Etat  « est en train de s’amuser ».

Pour Malal Tall,  "Aliou Sall croit que les populations de Guédiawaye sont des troupeaux, des bêtes qui sont là, qui ne réfléchissent pas", avant d'ajouter "Aliou Sall n’a aucune histoire avec Guédiawaye", tout en lui rappelant  que Guédiawaye n’a pas besoin d’être comme Paris. Toujours pour le rappeur, la population de Guédiawaye est fière, digne et se respecte. Elle ne se laissera jamais   manipuler par quiconque qui voudra les utiliser peste Malal Talla.

Selon toujours le membre de « Y’en a marre », la population de Guédiawaye à ses références qui sont très connues et respectées au plan international, Balla Gaye 2,  Gouy Gui,  Fou Malade. Enfin  Fou Malade  conseille à Aliou Sall  de transformer  Fatick comme Paris et de leur laisser leur localité. 

Autoroute à péage Dakar - Diamniadio : La grosse arnaque d' Eiffage sur le prix du ticket

Les usagers de l'autoroute à péage Dakar - Diamniadio ont comme l'impression d'être victimes d'un racket qui en dit pas son nom. 

Selon le journal Le Quotidien, les prix en vigueur sur cette Autoroute à péage Dakar-Diamniadio sont contraires aux tarifs proposés par l’étude sur l’acceptabilité de l’autoroute qui avait été commanditée dès 2004 par l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands travaux (Apix). 

En effet, depuis la conception du projet et la mise en œuvre, les usagers propriétaires de véhicules légers ou les conducteurs de taxis et de "clandos" qui choisissent d'emprunter l’autoroute à péage, ont l'obligation de payer mille (1000) francs Cfa s’ils s’arrêtent à Rufisque. 

Et s'ils vont plus loin, toujours sur cet ouvrage public-privé, ils sont tenus de rajouter quatre-cent (400) francs Cfa de plus. 

Pour les conducteurs de transports en commun, l'équation est encore plus compliquée, dans la mesure où ils doivent sortir mille six-cent (1600) francs pour se rendre à Rufisque, alors que la distance séparant la Patte d’Oie à Pikine leur revient à 800 francs Cfa.

Et même si le concessionnaire (Eiffage Sénégal), lui, réfute cette accusation, force est de constater qu'à la base, ce qui était prévu est que les propriétaires de véhicules légers ou les conducteurs de taxis et de "clandos" payaient 1000 francs Cfa si leur parcours s'achevait à Rufisque. Et s'ils devaient aller plus loin, ils étaient tenus de payer quatre-cent (400) francs Cfa supplémentaires. 

L’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) Renforce et équipe les médias

Au terme d’un atelier organisé hier à l’Hôtel Ndiambour à Dakar, l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) a organisé une cérémonie de remise des prix des meilleures productions du projet sur la Gouvernance en partenariat avec l’Ambassade des Pays Bas à Dakar. 

En effet, cette cérémonie  entre dans le  cadre de la mise en œuvre du programme « Renforcer le rôle des médias pour la transparence dans la gestion des ressources publiques et le contrôle citoyen ». Elle  a été  présidée par le Ministre de la communication, télécommunication et des Tics, Cheikh Bamba Diéye qui  a magnifié cette initiative de l’Institut Panos Afrique de l’ouest. 
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Monsieur Libass Hanne, chargé des projets gouvernances a expliqué le but de ce projet "renforcer les médias au Sénégal pour qu’ils contribuent à promouvoir une plus grande transparence dans la gestion des budgets et des ressources publiques, la reddition des comptes par les décideurs, et un plus grand contrôle des citoyens sur l’action publique." 
  
Il a aussi rappelé qu’entre 2011 et 2013, un travail important de renforcement des capacités a permis aux médias de  relayer davantage les préoccupations des citoyens marginalisés du débat public à travers divers formats dont le témoignage oral, mais également d’ouvrir un débat inclusif en vue accroître les capacités d’interpellation des décideurs par les OSC via les débats radio et les clubs radio citoyens. Par ailleurs le recours au journalisme d’investigation a permis de porter au niveau national des préoccupations des communautés locales sur les questions budgétaires, foncières, minières et de pillages des ressources forestières. Les organisations de la société civile (OSC) ont été également initiées aux pratiques du journalisme citoyen pour créer des outils multimédias d’interpellation des décideurs. 
  
Le jury mis en place et constitué de doyens dans ce secteur à l’instar de Sané Mady Camara a exposé la procédure de sélection de meilleures productions tout en félicitant tous les candidats ayant participé à ce concours. Les lauréats de ce concours composés de journalistes radio (ex :Joe Marone Rfm, prix d'excellence) des animateurs de radios communautaires( kédougou, Matam), de la presse écrite(ex : Birame Faye du quotidien, prix d'excellence) et de la société civile(ex :CIDEC de Cambéréne) ont reçu des récompenses (ordinateurs portables, tablettes, dictaphones…) en présence du Ministre de la Communication, Cheikh Bamba Diéye, de la représentante de l’Ambassadeur des Pays bas et du représentant président du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). 

vendredi 6 décembre 2013

CIDEC/CAMBERENE REÇU LE JEUDI 05 DECEMBRE 2013 PAR LE MINISTRE DE L'ASSAINISSEMENT PAPE DIOUF

Ce jeudi 05 dcembre 2013, le Comité d'Initiaive pour la Défense de l'Environnement de Cambérène CIDEC, a été reçu par le ministre chargé de l'assainissement monsieur Pape Diouf.

La délégation était composée entre autres du chef de village de Cambérène El Hadji Yatma Diop Hane, du Président des délégués de quartier monsieur Oumar Sarr des membres du comité ainsi que d'autres autorités de la cité sainte.

La rencontre s'est déroulé dans un climat calme et le ministre a rassuré la délégation de Cambérène de sa volonté de faire mieux que son prédécesseur pour accélérer le processus sur la délocalisation de l'émissaire de Cambérène.

Monsieur Pape Diouf a promis à la délégation de Cambérène qu'il va reconvoquer une nouvelle rencontre avec le comité de suivi et de concertation institué par l'Etat du Sénégal composé de tous les services qui doivent intervenir dans le processus ainsi que le CIDEC avant la rencontre prévue avec madame le Premier Ministre